Classement UNESCO du tracé de la chaussée Bavay-Tongres
Vue aérienne chaussée romaine Liberchies

carte chaussée Bavay-Tongres

Photo chaussée romaine Bavay-Tongres
                                                       

Depuis 2008, le classement de la chaussée comme Patrimoine mondial de l'UNESCO est devenu un objectif réaliste. C'est la Région wallonne qui a introduit ce dossier prometteur pour le développement touristique régional. 

 

La voie romaine Bavay-Tongres (145 km) est une section d'un des axes majeurs de la Gaule septentrionale qui reliait deux points stratégiques, la Mer du Nord depuis Boulogne jusqu'au Rhin à Cologne.

 

Environ tous les 30 km, ce qui correspondait à une journée de marche, la chaussée était pourvue de haltes routières et d'agglomération abritant ateliers, commerces, bains, temples... Les principaux vicus entre Bavay et Tongres sont Waudrez-Binche (Vodgoriacum), Liberchies-Pont-à-Celles (Germlliiacum), Taviers-Eghezée (Taberme) et Braives (Perniciacum). Waudrez, Liberchies et Braives ont fait ou font l'objet de fouilles. Des relais de moindre importance étaient aménagés à mi-distance entre deux vicus.

La chaussée romaine de Boulogne-sur-Mer à Cologne permettait de relier deux frontières de l'Empire romain et était destinée au déplacement des troupes et aux communications administratives. Elle deviendra un axe commercial important qui assurera sa pérennité jusqu'à nos jours. Elle est encore très présente dans les paysages traversés. Elle se distingue non seulement par son respect des règles de construction romaine mais également par le nombre et la spécificité des monuments funéraires qui la jalonnent. Elle reprendra également un rôle stratégique important au IVe siècle quand elle devient ligne de défense contre les invasions des tribus germaniques.

 

La chaussée romaine Boulogne-Cologne constitue donc à la fois un paysage culturel relique en ce qu'elle témoigne des techniques et des paysages de la période gallo-romaine mais également vivant en ce qu'elle garde son rôle de voie de communication. Afin d'assurer la qualité du témoin, une éventuelle inscription sur la liste du patrimoine ne pourra être envisagée qu'en concertation avec les autres pays concernés, à savoir : la France, les Pays-Bas et l'Allemagne.

 

Le Musée de Liberchies et l'asbl Pays de Geminiacum se réjouissent de ce probable classement. Des opportunités de développement muséal seront certainement au rendez-vous dans les prochaines années...

 

Source : Unesco.org

 


Vue satellite Liberchies site gallo-romain
Source : Google Earth